11/4/2013 ANTWERPEN

Après une nuit reposante et un bon petit déjeuner offert par l’association Filet Divers nous avons commencé une assemblée entre les marcheurs. Après une explication du programme de la journée, nous avons lu et approuvé la lettre que quelques marcheurs ont rédigée le jour précédent en soutien aux Guinéens qui sont enfermés dans plusieurs centres fermés en Belgique. Nous craignons une expulsion collective en avion militaire dans les jours à venir! Nous avons également dû faire le deuil de la présence de Céline à la marche, mais elle a été remplacée par deux marcheuses très motivées avec plein d’énergies!

Le départ de Céline nous a amené à nous poser la question des raisons de chacun pour participer à la marche.

Les objectifs de la marche (rencontres et échanges dans les différentes villes avec les associations, migrants et militants, organiser la lutte au niveau nationale, échanger des expériences et réalités, créer une solidarité concrètes entre les migrants de toutes catégories et les belges partout en Belgique,….). L’idée est donc de construire une coordination, un plan d’action, réfléchir à comment organiser la lutte et créer un rapport de force afin que les politiques nous écoutent. On ne peut pas seulement se focaliser sur les instances politiques qui prennent des décisions de plus en plus répressives concernant la migration, mais il faut également chercher une solidarité et un soutien ailleurs. Les migrants doivent d’abord s’organiser, pour attirer par après d’autres mouvemen,ts et associations qui peuvent nous soutenir. Il faut dépasser les cas individuels, chercher nos points en commun et éviter la division juridique. Comment trouver des solutions collectives? On espère lancer des actions après la marche et nous devons y réfléchir durant la marche et surtout pendant les activités à Bruxelles du 17 avril.

Début de l’après midi, 25 marcheurs partent en ville pour visiter deux associations “Arm in Arm” et “Recht op”. Nous sommes très bien accueilli-e-s par les deux associations avec des fruits et des sandwiches. Une présentation et des témoignages de personnes vivant à Anvers s’en suivent. Le fil rouge de cette échange est que les personnes avec et sans papiers vivent au fond les mêmes problèmes : logement, trouver un travail décent, accès au services, faire valoir ses droits. “Arm in Arm” est une association qui travaille surtout avec des minorités ethnique à Anvers. Elle travaille autour de trois thématiques : les services de base, le logement et le travail. Un membre de l’association nous présente le travail qu’ils font sur le logement dans lequel ils ont prévu de logé une trentaine de familles avec papiers. Ils constatent que le logement à Anvers est très cher ou de mauvaise qualité. Les listes d’attentes des logement sociaux sont longues (22.000 personnes!) et beaucoup de familles subissent de la discrimination (les familles nombreuses, les personnes d’origine étrangères, les personnes avec des revenus bas…). Les conséquences sur la santé physique et mentale et sur le capital social sont désastreuses. Ils ont mené plusieurs actions au niveau de la ville d’Anvers. Ceci n’a pas résolu la situation mais a donné quelques pistes. Par exemple, l’usage des bâtiments sociaux qui sont en attente de rénovation pour offrir un logement temporaire à ceux qui sont dans une nécessité urgente et les “habitations solidaires”. Dans les témoignages, on constate que les problèmes de la discrimination (de couleur ou de classe sociale) sont la cause des problèmes de travail, de logement et d’accès a ses droits.

“Recht op » est une association ou les “pauvres prennent la parole » qui veut dire “débout » et “lutter pour ses droits ». Elle travaille sur la question de la langue, du travail, du logement, de l’obtention des papiers… Elle organise également des rencontres entre des personnes de diverses origines sociales afin de se renforcer et de réclamer leurs droits sociaux et économiques. La première dame qui témoigne nous raconte que sa plus grande pauvreté est la solitude. C’est une migrante de Limburg qui a déménager à Anvers après la mort de son mari et de son fils. La deuxième dame est également une migrante, de Wallonie, qui en arrivant à Anvers a du apprendre la langue et une nouvelle culture. Elle fait un appel à tous pour essayer de se rencontrer plus, c’est dans la rencontre et le partage qu’on constate qu’on a souvent les mêmes problèmes et qu’on peut s’entraider. Pour elle, la pauvreté est partout la même et la pauvreté est souvent vécue à l’intérieur (la solitude, le manque de connaissance de ses droits et de connaissance mutuelle).

Le débat qui s’en suit nous amènent a la conclusion que les personnes avec et sans papiers vivent les même problèmes. Mais les personnes sans papiers vivent pas seulement un manque d’accès au droits mais vivent également dans la peur et dans l’insécurité des contrôles d’identité, ils n’ont aucune reconnaissances dans la société. Une dame remarque qu’aussi les belges d’origines marocaines subissent la même peur pour des contrôles d’identité, qui ont lieu tous les jours et qui visent principalement les jeunes d’origine d’ailleurs de ces quartiers. Les raisons de ces discriminations et inégalités ne sont pas une responsabilité individuelle (apprendre la langue, s’intégrer…) mais d’abord due aux problèmes structurelles et l’organisation de notre société. Les inégalités économiques et sociales, la répression qui vise certaines groupes dans la sociétés, et la diminution rapide des droits de la population générale sont renforcé sous l’argumentation qu’il y a une crise économique.

Le soir nous avons passé un super moment à Filet divers. Al Ikram nous a premièrement préparé un repas marocain « comme ma maman le fait », comme disait un des marcheurs. A Filet Divers, Common Antwerpen a organisé la venue de plusieurs musiciens qui sont venu en solidarité nous faire danser et donner envie de se défouler un peu sur le dancefloor. On a été surpris par les sons de sitar de Shikari et le chant collectif de notre chanson de la marche était un moment inoubliable.

11/4/2013 ANTWERPEN

Na een rustgevende nacht en een lekker ontbijt aangeboden door de organisatie Filet Divers zijn we gestart met een bijeenkomst tussen de deelnemers. Na een uitleg over het programma van de dag, hebben we een brief goedgekeurd die enkele deelnemers van de mars de dag voordien geschreven hebben voor de Guineanen die opgesloten zitten in verschillende gesloten centra van België. We vrezen een collectieve uitzetting in een militair vliegtuig één van de komende dagen! We zijn in rouw omwille van het feit dat Celine de mars verlaat vandaag, maar ze zal vervangen worden door twee heel gemotiveerde deelneemsters vol met energie! Het vertrek van Celine heeft ons laten nadenken over de vraag omwille van welke redenen elk van ons deelneemt aan de mars. De doelstellingen van de mars (ontmoetingen en uitwisselingen in de verschillende steden met verenigingen, migranten en militanten, een strijd organiseren op nationaal niveau, ervaringen uitwisselen, een solidariteit creëren tussen de migranten van alle slag en belgen overal in België, …). Het idee is dus om een coordinatie op te bouwen, een actieplan, nadenken over hoe de strijd organiseren en een draagvlak creëren opdat de politiekers naar ons luisteren.  We mogen niet enkel de nadruk leggen op de politieke instanties die steeds meer en meer repressieve maatregelen nemen wat betreft migratie, maar we  moeten ook naar solidariteit en steun elders zoeken. De migranten moeten zich eerst zelf organiseren, om nadien andere bewegingen en verenigingen aan te sporen om ons te steunen. We moeten voorbij de individuele gevallen gaan, gemeenschappelijke punten zoeken en een juridische scheiding voorkomen. Hoe collectieve oplossingen vinden? We hopen acties te lanceren na de mars en we moeten tijdens de mars hierover nadenken en vooral tijdens de activiteiten in Brussel op  17 april.

Begin van de namiddag, 25 deelnemers van de mars vertrekken naar de stad om 2 verenigingen te bezoeken « Arm in Arm » en « Recht op ». We worden heel goed ontvangen door deze 2 vereningen met fruit en sandwiches. Een voorstelling en getuigenissen van personen wonend in Antwerpen volgt. De rode draad tijdens deze uitwisseling is dat personen met en zonder papieren dezelfde problemen ondervinden: huisvesting, een degelijke job vinden, toegang tot diensten, zijn rechten afdwingen.
“Arm in Arm” is een vereniging die vooral werkt met etnische minderheden in Antwerpen. Ze werken rond drie thema’s: basisdiensten, huisvesting en werk. Een deelnemer van de vereniging toont ons het werk dat ze gedaan hebben rond huisvesting waarbij dertig families met papieren zullen kunnen gaan wonen.  Ze stellen vast dat woningen in Antwerpen zeer duur zijn en van slechte kwaliteit. De wachtlijsten voor een sociale woning zijn heel lang (22.000 personen) en veel families ondervinden discriminatie (grote gezinnen, mensen van buitenlandse afkomst, mensen met weinig inkomen,…)  De gevolgen voor de fysieke en mentale gezondheid en voor het sociaal kapitaal zijn verwoestend. ze hebben verschillende acties gevoerd op niveau van de stad Antwerpen. Dit heeft de situatie niet opgelost, maar het heeft enkele pistes opgebracht. Zoals bijvoorbeeld, het gebruik van sociale woningen die in afwachting van renovatie een tijdelijke woonst kunnen bieden aan hen die in dringende nood zijn en « solidaire woningen ». Tijdens de getuigenissen, stellen we vast dat de problemen van discriminatie (de kleur of sociale klasse) de oorzaak zijn van problemen bij werk, huisvesting en toegang tot zijn rechten.

“Recht op » is een vereniging waar armen het woord nemen, dit wil zeggen  » recht op » en  » strijden voor zijn rechten ». Men werkt hier rond de vraag van taal, werk, huisvesting, bezig met papeiren…  Zij organiseren ook ontmoetingen tussen personen van verscheidene sociale afkomst om zich sterker te maken en hun sociale en economische rechten op te eisen. De eerste vrouw die getuigt vertelt ons dat haar grootste armoede eenzaamheid is. Zij is een migrante uit Limburg die naar Antwerpen verhuist is na de dood van haar man en haar zoon. De tweede vrouw is ook een migrante uit Wallonië, die in Antwerpen aangekomen is en de taal heeft moeten leren en een nieuwe cultuur. zij doet een oproep aan iedereen om te proberen elkaar meer te ontmoeten, het is doorheen ontmoeting en uitwisseling dat men vaststelt dat men met dezelfde problemen kampt en dat men er samen kan proberen uit te geraken. Voor haar, armoede is overal hetzelfde en armoede voelt men vooral vanbinnen (eenzaamheid, het ontbreken van de kennis van zijn rechten en een gemeenschappelijke kennis).

Het debat dat hierop volgt geeft ons als besluit dat mensen met en zonder papieren dezelfde problemen hebben. Maar dat mensen zonder papieren niet enkel leven met een beperkte toegang tot rechten maar dat zij ook in angst leven en in de onveiligheid bij identiteitscontroles, zij hebben geen enkele erkenning in de maatschappeij. Een vrouw merkt op dat ook bij de belgen van marokkaanse afkomst dat zij ook de angst van identiteitscontroles moeten ondergaan, die elke dag plaatsvinden en die voornamelijk jongeren afkomstig uit andere wijken viseren. De redenen van deze discriminaties en ongelijkheden zijn geen individuele verantwoordelijkheid (leren vand e taal, zich integreren…) maar zijn in het algemeen versterkt door de argumentatie van er is een economische crisis.

Tijdens de avond hebben we een supermoment in Filet Divers. Al Ikram heeft ons een marokkaanse maaltijd gemaakt « op moeders wijze », zeggen de deelnemers. In Filet Divers, Common Antwerpen heeft verschillende muzikanten uitgenodigd die hun solidariteit komen tonen en om ons te laten dansen en ons goesting geven om ons wat te laten gaan op de dansvloer. We werden verrast door de geluiden uit de sitar van shikari en het gezamelijke lied van de mars was een onvergetelijk moment.